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INITIATIVE FRANCAISE
POUR LES RECIFS CORALLIENS

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Les aires marines protégées

Une aire protégée est  « un espace géographique clairement  défini,  reconnu,  consacré  et  géré,  par  tout moyen  efficace,  juridique  ou  autre, afin  d'assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associées » (UICN, 2008).


Avec  les  autres  outils  qui  leur  sont  complémentaires (contrôle  des  pollutions,  gestion  des  ressources  par régulation de l‘accès, des engins ou des périodes autorisées par exemple), les AMP ont été reconnues comme l'outil de gestion et de conservation le plus efficace, à même  de  gérer  l'altération  sans  précédent  des  écosystèmes marins et de limiter ses effets. Elles sont aujourd'hui de plus en plus reconnues comme un outil de gestion des ressources halieutiques.

Les effets bénéfiques qui découlent de la création d'une AMP agissent sur l'habitat et sur les populations et les communautés d'espèces. Une  AMP  joue  un  rôle  de  « refuge »  qui induit une variation de l'abondance des organismes, une augmentation de la biomasse et de la diversité des espèces, supérieure dans les AMP par rapport aux zones non protégées, une réhabilitation des structures d'âge et de taille, une amélioration de la reproduction, avec une augmentation  du  potentiel  reproducteur  des  différents organismes marins de l'AMP.

Si elles sont efficaces, elles permettent également d'exporter des œufs et larves, des adultes ou des juvéniles qui peuvent recoloniser les zones voisines, de revitaliser les stocks de poissons ou de restaurer des environnements dégradés. Les zones protégées sont davantage résilientes et capables de supporter des stress, comme ceux induits par le changement climatique, les cyclones,  ou les infestations  d'Acanthaster.

Selon le type d'AMP, et sous réserve d'une gestion stricte, elles peuvent également être des outils efficaces de gestion des pêches. Elles assurent la protection  des  stades  vulnérables  des  espèces  et  des habitats  critiques  (zones  de  reproduction,  nurseries,  aires  d'alimentation...).

De l'AMP au réseau écologique

Les objectifs internationaux (Objectifs d'Aichi) : « D'ici à 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d'eaux intérieures et 10 % des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d'aires protégées gérées efficacement et équitablement et d'autres mesures de conservation efficaces par zone, et intégrées dans l'ensemble du paysage terrestre et marin. »

Les AMP de l'outre-mer

En 2009, l'IFRECOR recensait 31 aires marines protégées ayant une composante récifale en outre-mer français (sans compter les cantonnements de pêche s.s.) totalisant 1 221 km²  de surface marine (1 400 km ² compte tenu des projets bien engagés).

Les AMP des collectivités de l’outre-mer tropical couvrent donc environ 2 % de la surface totale des récifs et lagons de ces collectivités et 0,2 % de la surface mondiale des récifs.

Les zones de sanctuaire total couvrent 17 434 ha (0,3 %) de la surface de récifs français. Les zones dans lesquelles toute forme de pêche est interdite (« no-takes zones ») sont majoritaires et couvrent 1,5 % des récifs français.Dans le monde, 980 aires marines en contexte récifal ont été recensées, qui couvrent 98 650 km 2  de récifs, soit 18,7 % de l’ensemble des récifs mondiaux.

 

Depuis plusieurs AMP ont été créées (PNM de Mayotte, PNM des Glorieuses, mer de Corail..).