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INITIATIVE FRANCAISE
POUR LES RECIFS CORALLIENS

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ACTION DES COMITÉS LOCAUX > Guadeloupe

Actualités & activités en cours

Invasion des Sargasses

Depuis 2011, des échouages massifs d'algues brunes, les sargasses, touchent régulièrement toutes les iles de l'arc antillais. Ces échouages massifs d’algues sur les littoraux affectent l’environnement marin (ressources halieutiques, biodiversité marine), la santé humaine et perturbent l’accès au littoral et la baignade. Franck Mazeas, de la DEAL Guadeloupe et responsable local de l’IFRECOR vient de produire un rapport faisant référence sur le sujet.

Lien sur la DEAL Guadeloupe

Lutte contre le poisson-lion

Depuis le 28 mars 2013, les DEAL Guadeloupe et Martinique s’appuient sur une stratégie commune 2013-2015, afin de lutter contre l’invasion du poisson lion dans les Antilles Françaises

 

Devant la progression rapide de cette espèce invasive (voir La progression du poisson-lion en Guadeloupe de 2009 à 2013),  la stratégie consiste à :

• éliminer les individus observés par foëne (clubs de plongée) et fusil sous marin (État, Réserve naturelle et PNG),
• équiper les acteurs locaux volontaires et les former,
• étudier l’aspect sanitaire lié à la consommation du poisson lion (risque ciguaterique et pollution au chlordécone),
• étudier la répartition et la densité des poissons lion et leur dynamique de colonisation des sites,
•  communiquer
auprès du grand public et des socio professionnels afin de rappeler le risque de piqûre et d’envenimation et la conduite à tenir
• mise en place d’un site internet : http://www.poissonlion-antillesfrancaises.com

Pour mémoire :

- Ce poisson originaire de la zone indo pacifique a été introduit en Floride accidentellement dans les années 1992 et a depuis colonisé toute la zone caraïbe. La première observation en Guadeloupe date de janvier 2010 aux ilets Pigeons.
- Ce poisson n’a aucun prédateur dans nos eaux et se développe très rapidement.
- Son régime alimentaire piscivore l’amène à consommer plus d’une cinquantaine d’espèces de poissons côtiers (juvéniles et larves)
- La présence du poisson lion réduit considérablement le recrutement des espèces locales (chute de 80%) les zones infestées présentent des densités 6 fois plus élevées que celles de sa zone d’origine.

Ce poisson n’est pas agressif mais il est conseillé :
- de ne pas l’approcher de près,  
-  en cas de piqûre, d’alerter les secours,
-  de plonger le membre touché dans de l’eau très chaude, le venin étant thermolabile.

Si l’éradication est impossible il est par contre envisageable de contrôler les populations et de limiter les effets sur la ressource halieutique menacée par cette espèce.

Aussi il est très important de rappeler à tous que :
• l’introduction d’espèces allochtones a souvent des conséquences désastreuses pour le milieu receveur ;
• relâcher des animaux ou des végétaux, alors que ceux ci n’existent pas localement, engendre des risques très importants pour la biodiversité locale et souvent endémique.

La progression du poisson lion de 2009 à 2013 

Connaissance des populations de requins

La première étude sur les populations de requins citron s’est déroulée dans la réserve naturelle de Petite-Terre : suivi, marquage, mesures biométriques, prélèvements d’ADN et étude de la répartition des individus ont pu être réalisés.

Cette étude a suscité un intérêt particulier et a débouché sur la création d’un réseau d’observation des requins en Guadeloupe (Reguar) ainsi qu’une étude de l’abondance et la distribution des requins citron autour de l’archipel guadeloupéen, ses dépendances et les îles du Nord.

 

Lien vers le site du Réseau Guadeloupe requins

 

Planugwa , la restauration des récifs coralliens

Opération planugwa

L’opération Planugwa a été initiée en 2009 par trois aquariums (aquarium de Guadeloupe, Océanopolis-Brest et La Rochelle) et Franck Mazéas, avec le soutien de la DEAL. Elle vise à assurer la reproduction in vitro d’espèces coralliennes en vue du repeuplement de récifs dégradés

Les phases terrain permettent de récolter des gamètes de différentes espèces de coraux. La fécondation a ensuite lieu dans les aquariums. Les larves se fixent sur des supports adaptés. Les premiers résultats de taux de fécondation, d’apparition des larves et de taux de fixation sont très encourageants.

Le succès de cette opération est le fruit du regroupement d’expériences et de compétences. Depuis 2003, l’aquarium de Guadeloupe met à disposition ses installations et ses moyens nautiques pour l’observation de la ponte d’espèces coralliennes du genre Orbicella (anciennement Montastrea), Diploria, et Acropora.

Planugwa a permis la compréhension de phénomènes jusqu'à maintenant inconnus, l'acquisition d'une expérience dans la capture de gamètes de coraux, leur élevage in vitro et le contrôle de leur fixation et de leur croissance sur des supports adaptés. L'objectif final de l’opération est de réimplanter ces colonies développées en conditions favorables in vitro dans le milieu naturel afin de restaurer durablement les récifs coralliens.

Suivez Planugwa sur les réseaux sociaux

Facebook : https://www.facebook.com/planugwa

Site internet : http://planugwa2013.wordpress.com/

 


opération corail

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